activités TEACCH

Pour travailler le motricité fine, Maman m’a fabriqué ce jeu. il s’agit de faire des tours avec des petits légos. pour éviter que j’aligne les pièces, Maman a fixé les légos.

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La rentrée de Xavier

Voilà, cela fait un mois que la rentrée a eu lieu et mon emploi du temps de ministre est enfin bouclé ! Je vais deux fois par semaine à la garderie où Maman me laisse seul pendant quatre heures. C’est un gros progrès car la sociabilité n’est pas une de mes grandes qualités, et c’est très difficile pour moi de rester sans Maman et en plus avec d’autres enfants dans un lieu inconnu. L’année dernière, je ne restais qu’une heure car souvent on appelait Maman car je devenais agressif et je tournais sur moi-même. L’équipe de la garderie a été très accueillante et m’accepte avec ma différence. Elle s’émerveille au moindre progrès que je peux faire ce qui rend l’ambiance très joyeuse et conviviale.

Pour m’aider à être plus sociable et afin que je ne passe pas mes journées seul dans ma chambre, Maman a décidé de me sortir ! Elle m’emmène à un café des mamans une fois par semaine. Je suis donc contraint de jouer avec d’autres enfants, mais souvent je refuse et la laisse boire son café tranquillement : je m’installe dans ma poussette avec mes livres. Je ne veux pas que l’on me regarde et je ne regarde personne. Cela rend Maman un peu triste car quand elle voit les autres s’amuser, elle se demande pourquoi moi je ne m’amuse pas. Dans ce café, il n’y a pas beaucoup de jouets. Maman pense que c’est ça qui me perturbe car j’ai besoin des objets pour me rassurer et me distraire. Je ne peux pas rester dans une pièce avec d’autres sujets s’il n’y a pas d’objets sur lesquels je peux poser mon regard et mon attention. Les personnes me font peur, c’est pour cela que je ne les regarde pas.

Nous allons aussi une fois par semaine dans une ludothèque, et là je cours pour y aller et ne vais pas me réfugier dans ma poussette. Mais comme son nom l’indique, c’est un endroit rempli de jeux et de jouets, alors je n’ai pas le problème de confrontation aux autres. cependant, je passe beaucoup de temps à courir tout autour de la salle et j’exige que tout soit aligné et me mets en colère lorsque l’on détruit mes alignements. On est souvent obligé de partir quand il commence à y avoir beaucoup d’enfants.

Voilà pour la partie socialisation. En ce qui concerne la partie éducative, Maman m’accorde une heure par jour sans Louis et Blanche. On commence nos séances par des activités TEACCH pendant une vingtaine de minutes, puis on poursuit par le travail du PECS. Souvent, Maman fait des bulles ou me propose de la pâte à modeler. Je dois demander des objets en donnant les cartes. La séance se termine par un jeu à deux en face à face sur le tapis : on s’envoie une voiture, un ballon. On joue au loto ou aux duplos.

Je vois également des professionnels. Deux fois par semaine, je cours chez la psychomotricienne qui est très attentive et qui a beaucoup de matériel. Elle me propose un parcours d’obstacles, ce qui m’évite de tourner en rond et m’aide à jeter mon dévolu vestibulaire sur des objets. Je fais du trampoline pour essayer de trouver des sensations que je recherche avec mes stéréotypies. Elle utilise la méthode TEACCH, et PECS pour les demandes. Ce que j’adore chez elle, ce sont ses gros dinosaures que je suis obligé de réclamer en donnant la carte.

Pour permettre à Maman de souffler et de s’occuper de Blanche et Louis, une psychologue vient 6 heures par semaine pour jouer avec moi dans ma chambre. Son rôle à elle est de rétablir l’attention conjointe que j’ai perdu ou peut-être jamais eu. C’est en fait le « tu me regardes, je te regarde ». En effet, j’ai un gros problème avec mon regard. Je ne regarde pas les gens, je les fuis. Je suis incapable de soutenir un regard même 3 secondes alors, par le jeu, cette dame m’aide à apprendre à jouer, à regarder, communiquer. Je ne suis pas trop perturbé car je suis avec mes jeux et dans ma chambre. Je réclame un peu Maman mais de moins en moins.

Voilà, pour les projets, Maman espère que je pourrai intégrer l’école en septembre 2011. Il ne faut pas se décourager car il y a un an elle n’envisageait pas du tout cette solution et désormais elle se bat pour que cela soit possible. Elle a même bon espoir pour que je puisse intégrer avec elle le cours de motricité dès le mois de mai 2011 pour faire mes premiers pas à l’école et connaître les lieux. Le chemin va être difficile et semé d’embûches, car il va déjà falloir obtenir une AVS et une équipe éducative coopérante et ouverte.

Maman souhaite me maintenir le plus longtemps possible dans une structure normale. Non pas qu’elle n’admette pas ou n’accepte pas ma différence mais parce qu’elle souhaite que j’ai le plus longtemps possible une vie ordinaire. L’hôpital de jour n’est plus du tout d’actualité car Maman a trouvé d’autres solutions qui me conviennent. L’hôpital que l’on avait trouvé était à 45 minutes de chez nous et Maman n’est pas prête à ma laisser dans un taxi avec un inconnu. De plus, elle veut me garder le plus longtemps possible à la maison avec mon frère et ma sœur. On est une famille et on est cinq, alors on ne se sépare pas.

Activités autour de mon prénom

Maman me propose des activités autour de mon prénom afin de me familiariser à sa graphie.

Activité d’encastrement :

Photo hérbergée par zimagez.com

Avec une présentation à la manière TEACCH, Maman me propose de reconstituer mon prénom. Il s’agit de mettre les lettres dans les bonnes formes. Les supports sont fixés afin que je ne puisse pas les enlever. C’est un jeu d’encastrement : il faut combler un vide en respectant les formes.

Cet exercice me plaît et j’y arrive très bien. Au début, j’avais du mal à comprendre que la forme bleu n’allait pas dans le trou bleu mais une fois cette difficulté surmontée, j’ai vite rempli les cases.

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Activités de loto:

J’associe assez facilement les images identiques. Maman a donc voulu essayer de me faire associer des formes identiques. Les lettres ne sont en fait que des formes. Au début, elle me propose mon prénom en capitales.
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Je dois donc mettre les lettres sur leurs homologues. Les lettres témoins sont blanches et mes lettres sont roses afin de rendre l’exercice plus aisé.

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Pour me faniliariser à l’écriture des livres, Maman m’a créé le même exercice mais avec l’écriture en script.
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Tous les supports sont fixés avec du scratch adhésif. Ainsi, les lettres ne glissent pas, ce qui a le don de déclencher de grosses colères chez moi.

Coloriage :

Maman me donne mon prénom à colorier :

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Puzzle :

Voici une autre manière d’assembler les lettres de mon prénom : un puzzle « made in Maman » où les pièces ne peuvent se lier que d’une seule façon (ainsi pas d’erreur possible !)

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Je dois poser les pièces du puzzle sur le support rose en respectant la forme des pièces.

Faire des tours

Avec ce billet, Maman ouvre une nouvelle catégorie dans laquelle elle mettra des activités organisées selon le programme TEACCH. Ce sont en fait des activités que je peux réaliser en autonomie après quelques séances guidées. En effet, l’organisation de l’activité est telle que je comprends visuellement ce que je suis sensé faire et quand se termine l’activité.

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Il s’agissait pour moi de faire des tours avec des cubes gigognes que tous les enfants ont eu entre leurs mains un jour ou l’autre. Le support principal est une boîte à chaussures coupée en deux dans le sens vertical. Au fond de cette boîte, il y a une frise de couleur. Je dois alterner les pots en respectant le code couleur.

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Au début, Maman me propose l’activité comme ceci :

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Pour m’aider, elle peut placer le premier pot :

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Pour changer le fond et me permettre de varier l’exercice, Maman scratche les frises au fond de la boîte à chaussures après les avoir plastifiées.

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Un autre exemple avec d’autres pots :

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Jeu de tri

Suite à la formation TEACCH, Maman m’a fabriqué un jeu de tri qui répond aux principes qu’on lui a enseignés.

En effet, visuellement la consigne est claire : trier par couleurs les pions. Je sais ce que je suis censé faire et pendant combien de temps : l’activité est terminée quand je n’ai plus de pion. Le système de tirelires m’oblige à ne faire l’activité qu’une seule fois. On retrouve une organisation sur un plateau afin d’avoir une présentation de l’activité d’un seul tenant.

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Le support de base était une boîte à oeufs, mais ce n’était pas très solide, alors Maman a pris une boîte à glaçons.

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J’ai beaucoup apprécié l’exercice et je l’ai vite pratiqué en autonomie. Maman espère que je serai bientôt capable d’enchaîner seul 2 ou 3 activités ce qui me permettrait de gagner en autonomie. Ce genre d’activité m’aide à structurer ma pensée car, seul, j’ai du mal à choisir une activité ou à trouver ce que je dois faire avec les objets. Je sais les regarder, les manipuler et les aligner, mais ce ne sont pas des actions fonctionnelles, donc elles ne m’aident pas à grandir. Par ses fabrications, Maman espère m’aider à construire ma pensée.

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Formation TEACCH

La semaine dernière, Maman a fait une formation à la méthode TEACCH avec l’association Pro Aid Autisme.
Je vais lui laisser la parole pour qu’elle vous explique ce qu’elle y a appris.

La méthode TEACCH est un programme dont le berceau se trouve en Caroline du Nord. Elle a été créée dans les années 70 par Eric Shoepler. Cette méthode repose sur le principe selon lequel il ne faut pas se battre contre l’autisme mais travailler avec lui. L’objectif de cette méthode consiste à rendre l’individu autonome et apte à vivre en société.

A long terme, le but poursuivi par l’approche TEACCH réside « à la fois dans le développement des compétences et dans l’épanouissement des besoins humains fondamentaux que sont la dignité, le fait de s’adonner à des activités utiles et personnellement significatives, le sentiment de sécurité, la perception d’efficacité personnelle et la confiance en soi ».

Afin de pouvoir travailler avec l’autisme, le programme a développé un concept appelé « la culture de l’autisme ». Il s’agit d’observer la personne autiste afin de voir ses difficultés pour mieux adapter les apprentissages.

Parmi les caractéristiques de la personne autiste, il y a :

- puissance du canal visuel
- attention focalisée sur les détails au détriment de l’ensemble
- problème dans les associations d’idées
- problème de communication
- problème lié au repérage dans le temps
- attachement à certaines activités qu’elle répète sans se lasser
- attachement aux routines
- rigidité
- préférences sensorielles

Une longue observation de chacune des personnes autistes permet de personnaliser cette liste non exhaustive.

A partir de ces observations, le programme TEACCH propose un « enseignement structuré » qui est la base l’approche de Schoepler.

Le premier principe de TEACCH, une fois les observations effectuées, est de construire un emploi du temps afin que la personne autiste ait des repères dans le temps et dans l’espace. Chaque activité est prévue et planifiée rigoureusement par différents moyens (l’écrit, le picto, le dessin, la photo ou l’objet).

Le second principe est de proposer des activités structurées de sorte que la personne autiste sache ce qu’on lui demande, où elle doit se placer et quand l’activité est terminée, sans que l’adulte ne le lui dise. Le langage est un objectif, mais pas un outil. En effet, selon l’approche TEACCH, les repères visuels remplacent la parole souvent peu comprise par les autistes.

Voilà un exemple de présentation d’une activité structurée d’après le programme TEACCH. Très facilement, l’enfant comprend la consigne visuellement. Il s’agit d’une activité de tri par couleur. Les repères sont nets et le concept de fin marqué (quand il n’y a plus d’épingles dans le pot de gauche) :

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En ce qui concerne le troisième principe, il vise le traitement des comportements des personnes autistes. Il ne s’agit pas d’éradiquer les comportements socialement dérangeants ou non fonctionnels, il faut les encadrer afin qu’ils disparaissent petit à petit. Par exemple, si votre enfant aime tirer la chasse d’eau et le fait toute la journée, il faut s’en servir comme d’un renforçateur en marquant le tirage de la chasse d’eau sur l’emploi du temps après une séance de travail. Ainsi, au lieu de le faire 100 fois dans la journée, il ne le fera que 20 et ce comportement disparaîtra petit à petit.

La dernière partie du stage concernait des questions pour savoir la différence avec la méthode ABA, voilà les réponses qui ont été faites :

- Comme la méthode ABA, la méthode TEACCH décompose les apprentissages (ex : le lavage des mains : on apprend successivement à la personne autiste à mouiller ses mains, puis prendre le savon…).
- Avec TEACCH, on travaille avec l’autisme et non contre, ce que fait la méthode ABA.
- Selon l’approche TEACCH, l’enseignant doit s’adapter à l’autiste alors que, d’après le programme d’analyse appliquée du comportement (ABA) il s’agit d’adapter l’autiste à son environnement.
- Le programme de Schoepler part des intérêts de l’enfant, alors que la méthode ABA utilise des renforçateurs une fois le but atteint.
- La gestion des stéréotypies est également différente puisque d’un côté on fait avec en les encadrant (TEACCH), alors que de l’autre on souhaite les éradiquer à tout prix (ABA).

Le programme TEACCH se base sur les forces et les compétences émergentes de la personne autiste pour agir de telle ou telle façon, alors que la méthode ABA pousse l’enfant à acquérir de nouvelles compétences.

Pour conclure, je tiens à dire que cette formation a été très enrichissante et qu’elle m’a permis de mieux comprendre le mystère de l’autisme. Elle m’a également donné de nombreuses pistes de travail que je vous ferai partager lors de mes prochains billets. Je tiens à préciser que la différence entre la méthode ABA et le programme TEACCH, que j’ai présentée, est informative et concerne l’avis des formateurs à la méthode TEACCH (qui ne sont donc pas des pro-ABA). Je ne suis pas pour l’une ou l’autre, je prends ce que je pense être le meilleur dans chacune des méthodes pour aider Xavier.

Voici un lien vers d’autres activités structurées d’après les concepts développés par la méthode TEACCH.

Quelle structure choisir ?

Aujourd’hui, je me pose beaucoup de questions. Comme vous le savez, on va déménager cet été pour aller dans les Yvelines. Qui dit déménagement dit changement de prise en charge pour Xavier.
Jusqu’ici, il était suivi en libéral par une orthophoniste et un psychomotricien et allait à la garderie une heure par jour pour se socialiser.

Le bilan n’est pas vraiment positif. Il va certes à la garderie mais il est toujours aussi hermétique à toute présence humaine, alors il a beau être dans une pièce avec d’autres enfants, il aligne ses voitures dans un coin. Je ne sais pas si je dois poursuivre la garderie car il a été très bien accueilli à Paris. Quelqu’un s’occupait de lui personnellement et il a fait des activités (peinture, dessin…) A Saint Germain, faute de personnel, il sera considéré comme les autres, alors le côté stimulation sera inexistant. En plus, je ne peux pas le laisser à 3 ans avec des bébés de 18 mois, j’ai peur que ça ne favorise pas son développement.

Vendredi, j’ai été voir sa nouvelle pédopsy et pour une fois, elle m’a paru très bien (j’en ai vu plein, des médecins, et ils ne m’inspirent pas souvent). Elle m’a proposé de le mettre en hôpital de jour 3 demi-journées par semaine. Elle a été très franche. Elle m’a expliqué qu’aucune méthode particulière n’était enseignée, mais que l’on s’occupait des enfants et que des activités éducatives étaient mises en place et que le personnel était sensibilisé à l’autisme (grand progrès pour la France !). Je suis tentée par la proposition mais je ressens un peu ça comme un échec. Ca y est, je le mets chez les fous et ne lui laisse aucune chance d’évoluer en structure normale.

En même temps, j’essaie d’être lucide car je suis professeur des écoles et je suis convaincue que l’école se soldera par un échec. L’orthophoniste m’a dit qu’il valait mieux retarder l’entrée à l’école plutôt que de faire une rentrée prématurée et que ce soit l’école qui l’exclut.
Xavier est non verbal, aucunement autonome, ne sait faire seul que des puzzles et des alignements, alors j’ai peur qu’il ne soit pas compris à l’école.

Je ne cherche pas à me débarrasser de lui mais j’ai deux autres enfants et une maison à faire tourner. Je dois sans cesse le surveiller car il fait beaucoup de bêtises et je le mets devant la télé pour faire mon ménage, car je sais qu’il restera tranquille. Je cherche donc une structure qui l’accueille et l’occupe pendant le temps où matériellement c’est compliqué pour moi.

Je me dis aussi que l’hôpital de jour est une solution à long terme (il le prendrait jusque 6 ans) car la garderie dans un an ne sera plus du tout adaptée.

Voilà, les questions pour aujourd’hui. Il faut que je me libère la tête car demain commence mon stage d’apprentissage à la méthode TEACCH avec Pro Aid Autisme alors je dois être calme et reposée pour tout retenir dans les moindres détails. Je vous parlerai d’ailleurs plus longuement de cette méthode dans mes prochains billets.

La méthode ABA

L’ABA signifie « Applied Behavior Analysis » qui se traduit par « analyse appliquée du comportement ». L’ABA comporte un programme de modification du comportement et de développement de compétences.

Il s’agit de développer chez l’enfant des compétences lors de séances structurées qui ont pour objectif de mettre en place une guidance de l’adulte qui disparaîtra quand l’acquis sera consolidé. Cette méthode s’applique partout (à la maison, à l’école, à l’extérieur…), et pour tous les apprentissages, qu’ils soient sociaux, cognitifs ou communicatifs.

Comme dans la méthode TEACCH, il s’agit de renforcer et d’inciter les bons comportements par des récompenses ou par quelque chose qui plaît à l’enfant et qui le motive.

L’enseignement se fait par petites étapes. Chaque action est décomposée en une série de petites actions qui vont favoriser la réalisation du comportement voulu.

Le principe est de commencer les apprentissages dans des situations très structurées, puis de rendre l’environnement de moins en moins rigide au fur et à mesure que le comportement demandé devient spontané, renforcé et répété.

Le temps d’enseignement est prévu de sorte que le temps passé à réaliser des activités non productives se réduise et que seules les actions fonctionnelles perdurent.

Le moteur de l’enseignement est le plaisir et la motivation de l’enfant. Pour cela les activités sont attractives pour l’enfant, les récompenses présentes et les encouragements constants afin de donner à l’enfant une image positive de lui même.

Pendant longtemps cette méthode américaine a été très critiquée, voire même surnommée la « technique de la carotte », mais elle semble moins stricte à Maman que la méthode TEACCH, et les parents ne sont pas exclus totalement de cette stratégie éducative puisqu’ils ont la lourde tâche de généraliser dans la vie quotidienne le comportement appris et développé par l’enfant dans un cadre particulier.

Il lui semble que l’ABA maximise le temps d’enseignement en réduisant le temps consacré à des activités non productives, comme l’autostimulation et les comportements non fonctionnels. Il est, en effet, plus fonctionnel d’apprendre à faire rouler un ballon pour jouer avec un autre, que de le regarder pendant des heures.

Selon les recherches, le programme ABA est actuellement le plus efficace auprès des jeunes enfants ayant un trouble envahissant du développement. Il peut permettre à certains enfants à apprendre à un rythme suffisamment rapide pour rattraper le retard de développement accumulé à cause du défaut de communication. Pour mémoire, la méthode de communication PECS repose sur les principes de la méthode ABA.

La méthode TEACCH

La méthode TEACCH a été mise en place aux Etas-Unis en 1966 par Eric Schopler. Selon ce dernier, les parents doivent être considérés comme des co-éducateurs de leur enfant. Les parents connaissent leur enfant mieux que quiconque, et ce sont les partenaires indispensables des éducateurs.

Le premier principe de base de cette méthode est qu’il faut partir des compétences cognitives de l’enfant. Le second concerne la structuration de l’espace et du temps : l’emploi du temps quotidien permet à l’enfant autiste de visualiser les activités de la journée. Le travail en autonomie est également encouragé.

L’endroit dans lequel évolue l’enfant doit être épuré de toute autre distraction. L’autiste ne doit pas être tenté par son environnement afin de rester concentrer sur sa tâche.

Les renforçateurs physiques ou sociaux sont utilisés pour faire disparaître les comportements disgracieux. Il s’agit de voir se généraliser les comportements socialement correctes (s’exprimer avec une image plutôt que crier pour formuler une demande) et disparaître ceux inacceptables (ne pas intervenir lors d’un comportement d’agitation)

Le but ultime de cette stratégie éducative comportementaliste est de permettre à la personne autiste de devenir le plus autonome possible pour vivre en société.

Ce qui distingue vraiment cette méthode des autres concerne la prise en compte de la sphère familiale dans les soins de l’enfant. La famille est encouragée à stimuler l’enfant à l’image des soignants. Les parents sont considérés comme des co-thérapeutes. D’après Maman, cette méthode est discutable car les parents, sans que l’on puisse porter aucun jugement, ne peuvent pas tous matériellement s’occuper de leur enfant à temps plein ou partiel. De plus, il faut beaucoup de patience, d’optimisme, d’énergie pour passer ses journées avec un enfant qui ne parle pas, ne regarde pas, mais qu’il faut malgré continuellement stimuler sans voir de progrès foudroyant. D’un côté on apprend à se réjouir de peu de chose, mais d’un autre côté on se dit que c’est beaucoup de travail pour un regard…

Dans son travail avec moi, Maman utilise quelques idées de cette méthode sans y adhérer totalement. Elle l’adapte à mon humeur et à la sienne. Elle ne peut pas jouer les thérapeutes tous les jours et tout le temps, c’est ma Maman avant tout, et parfois elle n’applique aucune méthode sinon celle d’une Maman : son amour et son attention et parfois ça me suffit !

Activités d’enseignement pour enfants autistes – Eric Schopler

Ce livre est mon livre de chevet qui m’aide à construire mes séances de travail et à trouver des idées pour faire travailler Xavier.

De nombreuses activités sont proposées en fonction de l’âge de développement de l’enfant de 0 à 5 ans.

Le matériel à utiliser est très basique, les outils sont très simple à fabriquer. Les explications des activités sont claires et rapides. Les activités sont classées par matière et par âge. On peut reprocher aux activités d’être un peu basiques et « vieillottes », mais c’est aux mamans de les moderniser à partir des jeux de leur enfant. Il me semble que c’est la méthode TEACCH qui est utilisée.

C’est un ouvrage indispensable pour construire soi-même ses séances. J’avais beaucoup de mal à trouver des idées pour faire travailler mon fils qui est très jeune et j’ai enfin trouvé dans ce livre des idées pour poursuivre des apprentissages.

Photo hérbergée par zimagez.com

Vous pouvez trouver ce livre ICI, ou sur Amazon, La Fnac… pour environ 35€ neuf.

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