La méthode PECS

« Picture Exchange Communication System » (Système de communication par échange d’image : PECS ) est un système de communication par échange d’image qui permet de suppléer ou d’augmenter la communication des enfants ayant des troubles autistiques ou présentant un trouble de la communication sociale.

En utilisant le PECS, les enfants apprennent à venir chercher leur interlocuteur pour lui remettre l’image de l’objet ou de l’activité qu’ils désirent, en échange de cet objet ou activité.

Dans un premier temps, l’enfant est incité à faire une demande pour favoriser la mise en place d’un comportement de communication. Puis, on va lui enseigner à faire une demande spontanée avec une image. Ensuite, il étoffera cette demande en construisant une phrase simple en images (ou pictogramme). Pour poursuivre, on lui apprendra à faire des commentaires sur ce qu’il voit ou entend. Enfin, on éduque l’enfant à utiliser des attributs (couleur, forme, taille, espace….)

On peut poursuivre l’apprentissage par l’emploi de phrases de plus en pus longues et plus complexes. Après un certain temps d’utilisation du PECS, une proportion d’enfants développe le langage oral. C’est la méthode de communication pour les autistes la plus utilisées dans le monde.

Comme vous avez pu le voir sur le blog (voir la catégorie « communication alternative »), Maman utilise avec moi cette méthode et compte rendre son utilisation stricte et généralisée très vite. En effet, Maman pense qu’elle n’est efficace que si elle est incluse dans un cadre pédagogique plus vaste qui va m’aider à apprendre à utiliser cette méthode en particulier.

Maman a réalisé une formation de deux jours pour cette méthode, qu’on peut voir dans ce billet.

Stage de formation à la méthode PECS

Cette semaine, Maman a été deux jours à l’école pour suivre une formation à la méthode PECS. Cela va me permettre d’apprendre à communiquer avec des images. Je pourrai dire ce que je veux, ce que je vois, entends ou sens. Maman est revenu enchantée de cette formation et conseille à toutes les Mamans qui peuvent la faire d’y aller. Beaucoup de matériel est fourni notamment le manuel de mise en place de la méthode, en 6 étapes. Des ateliers pratiques ont été proposés et la méthode très bien exposée.

Des explications quant à la manière de remédier à mes stéréotypies ont été également proposées. En effet, il s’agit de me faire revivre avec des objets les sensations que je recherche en tournant sur moi-même (une toupie), en mettant les mains dans ma bouche (de la pâte humide)… Quelques questions que Maman se posait ont trouvé une réponse. Maman s’inquiétait parce que parfois je donne la carte du puzzle pour récupérer mes pièces, mais je ne la regarde jamais quand je mets la carte dans sa main. On lui a dit que les aveugles communiquaient et que le regard viendrait plus tard et qu’il n’empêchait en rien la communication. Enfin, bref, Maman a été convaincue par la méthode qui permet aux enfants comme moi de communiquer voire même plus tard de parler un langage fonctionnel. Les images permettent de structurer le langage et sont le support d’une communication verbale. Il reste 3 semaines à Maman pour réviser la méthode afin de la mettre en place de façon intensive pendant les vacances de Pâques. Je devrai donner une image pour boire, manger, demander un crayon… Fini les cris, l’escalade et les « crrr » pour obtenir ce que je veux.

Maman a trouvé sa formation sur le site PYRAMID de PECS France

Elle s’est déroulée à Paris XIIIe, mais PECS France réalise des formations dans la plupart des grandes villes de France.

Vaincre l’autisme – Barbara Donville

Une des bibles des parents d’enfants autistes.

Un témoignage poignant d’une psychotérapeute spécialisée dans l’accompagnement des parents d’enfants autistes impliqués dans une « thérapie familiale » (parents qui s’impliquent de manière directe et importante dans la prise en charge de leur enfant).

Un livre très concret et très émouvant, que l’on pourra lire avant « Ma victoire sur l’autisme » notamment.

Photo hérbergée par zimagez.com

Un trouvera ce livre dans beaucoup de librairies et sites spécialisés, pour environ 22€ neuf.

Sommaire :

Introduction
Chapitre 1 – Observer l’enfant

* Que doit-on observer chez l’enfant?
* Comment s’y prendre pour observer l’enfant?

Chapire 2 – Concevoir des ateliers

* Pourquoi créer des ateliers?
* Qu’est-ce qu’un atelier?
* Les exercices intérieurs
* Les exercices extérieurs

Chapitre 3 – Comprendre la nature des angoisses de l’enfant

* L’angoisse comme unique ancrage
* Passer par l’étranger pour mieux se construire dans la réalité
* Le nécessaire passage par la monstruosité

Chapitre 4 – Comprendre et gérer les symptômes

* Comprendre la nature des stéréotypies
* De la naissance du signe d’indication à l’attention partagée
* Attention partagée, signe d’indication et adaptation sociale
* De la naissance de l’imaginaire à la naissance de l’empathie
* La naissance de l’empathie ou la nécessité d’être l’autre

Chapitre 5 – Allons parents!

Progresssion petite section 3 ans

Maman pense que certaines mamans seront contentes de trouver les objectifs à atteindre pour chaque classe d’âge. Cela peut permettre aux parents de situer le niveau scolaire de leur enfant par rapport aux programmes nationaux.

Progresssion petite section 3 ans dans Progression maternelle doc programmationannuelleps.doc

Progresssion toute petite section 2 ans

Maman pense que certaines mamans seront contentes de trouver les objectifs à atteindre pour chaque classe d’âge. Cela peut permettre aux parents de situer le niveau scolaire de leur enfant par rapport aux programmes nationaux.

Progresssion toute petite section 2 ans dans Progression maternelle doc programmationannuelletps.doc

Progression moyenne section 4 ans

Maman pense que certaines mamans seront contentes de trouver les objectifs à atteindre pour chaque classe d’âge. Cela peut permettre aux parents de situer le niveau scolaire de leur enfant par rapport aux programmes nationaux.

Progression moyenne section 4 ans dans Progression maternelle doc programmationannuellems.doc

Progression grande section 5 ans

Maman pense que certaines maman seront contente de trouver les objectifs à atteindre pour chaque classe d’âge. Cela peut permettre aux parents de situer le niveau scolaire de leur enfant par rapport aux programmes nationaux.

Progression grande section 5 ans dans Progression maternelle doc programmationannuellegs.doc

Structure des séances

Maman organise et structure chacune de mes séances. Comme j’ai du mal à me concentrer et à me poser sur une chaise, elle commence toujours la séance par une activité que j’aime et que je connais.
Ainsi, une fois que je suis assis et calme, elle peut me proposer de nouvelles activités. Par exemple elle commence par me donner de la pâte à modeler, des crayons et des feuilles , un puzzle….
Ensuite, elle structure sa séance de telle sorte qu’il y ait des phases d’apprentissage à la frustration et des phases de calme qui me permettent de me remettre de mes émotions. Lors des phases de repos, Maman me propose un jeu en autonomie ou une activité qui me plaît et que je fais volontairement. De plus afin d’organiser une semaine de travail elle essaye de définir une matière prépondérante pour chaque jour.

Elle a réparti la semaine ainsi :

- Lundi : Graphisme
- Mardi : Motricité globale
- Mercredi : Coordination œil-main
- Jeudi : Exploration sensorielles
- Vendredi : Langage
- Samedi : Imitation
- Dimanche : Motricité fine

Pour chaque séance, maman prépare à l’avance par écrit ce que l’on va faire en reprenant cette structure :

- Entrée dans l’activité: activité attrayante
- Découverte d’une nouvelle activité : frustration
- Pause, activité autonome : dessin, pâte à modeler…
- Reprise d’activité: Activité encadrée et non autonome, frustration modérée
- Manipulation avec consigne : maman me donne une consigne simple que je dois respecter comme ranger, trier, placer…
- Fin de séance: manipulation libre d’objets imposée (Maman me propose des jouets et je dois jouer avec elle)

Voici la fiche vierge en Word d’une séance :

Structure des séances dans Préparation doc programmequotidien.doc
Voici un exemple d’une séance rédigée :

doc dans Préparation programmequotidien2.doc

Une fois la séance terminée, Maman évalue chaque activité par un rond de couleurs (vert : volontaire, peu de cris/orange : quelques cris mais des tentatives/rouge : que des cris) et écrit un court bilan sur les activités qu’il faut abandonner, améliorer…

De plus, lorsqu’elle me donne des activités qui me plaisent, Maman ne me laisse pas toujours faire la même chose : elle essaie de me faire évoluer. Par exemple j’adore dessiner mais les feuilles ne sont pas toujours blanches et rectangles, elles peuvent être de couleur et de formes ronde, carré, triangle…

Les séances durent de 30 minutes à 1 heure.

Xavier – itinéraire d’un enfant autiste avant la création du blog

Article du 5 mars 2010 :

Je suis né le 24 août 2007 par un fort soleil d’été. 50cm et 3,160kg. Je suis arrivé sans crier gare comme si j’étais pressé de découvrir le monde. Mon frère Louis m’a accueilli avec bonheur et adorait l’idée d’avoir bientôt un copain pour jouer. Il a attendu que je grandisse en s’occupant de moi avec beaucoup de tendresse et de bienveillance. Aujourd’hui, j’ai deux ans et demi et, à son grand désespoir, je ne joue toujours pas avec lui. Je ne lui parle pas non plus d’ailleurs. C’est normal, « les bébés, ça ne parle pas avant 3 ans », se rassure-t-il… Mes parents ont tout de suite compris, quelques jours après ma naissance, que mon caractère était beaucoup plus placide que celui de mon grand frère, qui leur a donné beaucoup de fil à retordre.

Petit, j’ai été beaucoup malade : quand j’avais 15 jours, mon frère m’a ramené une bronchiolite de la crèche, ce qui m’a valu de rester 2 semaines à l’hôpital avec Maman. J’étais si fragile que Maman tirait son lait et que l’on me gavait avec une sonde qui allait de ma bouche à mon estomac. Ce fut le premier épisode d’une longue série de passages à l’hôpital. 1 mois après ma sortie de l’hôpital, j’ai eu une nouvelle bronchiolite. Bref, j’ai passé mon premier hiver à me faire tripoter par le kiné qui appuyait sur mes bronches pour décoller les glaires. J’ai aussi eu de longs mois des aérosols de ventoline et pulmicort par nébuliseur : l’hôpital à la maison !

J’étais un bébé très fatigué qui bougeait peu, mangeait peu et pleurait peu. Je ne souriais pas mais ma vie n’était pas rose, alors Maman disait que j’étais trop malade pour sourire.

Vers 18 mois, après avoir fait une bonne partie des maladies infantiles existantes (gastro, varicelle, rhino…), Maman et Papa se sont demandés si je n’étais pas sourd, ce qui aurait pu expliquer que je ne bouge pas quand une casserole tombait dans la cuisine ou quand mon frère déclenchait à tue-tête son camion de pompier. Je ne répondais pas à mon prénom, j’adorais les promenades en poussette, je ne faisais pas de câlins, je ne courais pas dans les bras de Papa, je ne tentais pas des bisous, je ne réclamais pas à manger ou à boire… J’ai été voir l’ORL qui m’a fait des tests dits subjectifs dans son bureau avec des clochettes, une télé sans image en m’appelant avec une grosse voix. Rien de tous ces accessoires ne m’a fait réagir, alors il a dit à Maman : « il doit être sourd profond ou alors il y a autre chose ». Maman est ressortie presque avec le sourire : « Il entend mal : on va l’appareiller et tout ira bien ». Nous sommes alors allés faire à l’hôpital un test objectif, à savoir des potentiels évoqués, pour voir comment mon nerf auditif réagissait aux ultrasons et là, le docteur a dit que j’entendais bien. Maman est repartie soulagée et la vie continuait.

Je ne souriais toujours pas à 20 mois, ne parlais toujours pas et restais indifférent à la présence humaine, mais j’étais toujours malade, une semaine sur deux quasiment sous antibiotiques et avec un traitement de longue durée pour mes problèmes respiratoires. Maman attendait ma petite sœur et a dû rester allongée car la chipie risquait de venir me rencontrer plus vite que prévu. Alors, nous sommes allés habiter chez ma Manou à la campagne. Elle s’est occupée de moi comme une maman, me câlinait, me promenait…et moi j’étais heureux car elle avait un jardin. Là, j’ai fait mon premier sourire et mes premiers « tagadagada ». J’ai même dit quelques mots : « pain », « pomm »"… Les repas étaient toujours difficiles, je ne mangeais qu’avec une certaine cuillère et que des petits pots pour bébé de 6 mois, je me réveillais toujours plusieurs fois par nuit, je restais dans mon lit jusqu’à ce qu’on vienne me chercher après la sieste, mais je souriais alors tout le monde était rassuré. Puis, ma petite sœur est enfin arrivée, Maman a pu s’occuper de moi. J’ai eu 2 ans une semaine après l’arrivée de ma petite sœur et Manou disait qu’il fallait aller faire la visite des 2 ans chez le médecin avant de retourner chez nous à Paris. C’est Papa qui m’y a emmené, et quand il est rentré il pleurait : je ne savais pas pourquoi.

Papa a pourtant dit au docteur que je souriais maintenant et je disais quelques sons, même si l’on sentait bien que j’étais différent de mon grand frère. Mais le docteur a dit que ce n’était pas suffisant, qu’il n’avait pas réussi à rentrer en communication avec moi par quelque moyen que ce soit et cela l’inquiétait. Mon Papa et ma Maman devaient m’emmener voir une pédopsychiatre à Paris pour faire un bilan psychologique et pour déceler des troubles autistiques. Maman trouvait que c’était dur comme diagnostic, car c’est vrai je ne faisais pas au-revoir avec ma main, je ne faisais pas une tour avec des cubes, j’alignais tout mais qu’est ce que j’étais beau, câlin, doux et attachant. Maman et Papa ne pouvaient pas croire que j’étais handicapé, j’étais si sage. Pendant longtemps, Maman s’est inquiétée de cette sagesse elle disait souvent que j’étais trop sage, mais à côté de mon frère très exigeant, très bavard et très intrépide cela lui faisait un peu de calme et « chaque enfant est différent ».

Maman m’a donc emmené voir une dame qui m’a regardé jouer pendant 20 minutes et à l’issue elle a dit à Maman qu’il fallait faire un dossier à la MDPH. Sur le coup, Maman n’a pas réagi, puis elle a dit : « pourquoi, il est handicapé ? » « Oui Madame, il a un trouble sévère de la communication ». Maman est repartie avec un rendez-vous pour un bilan complet répondant à la classification internationale. Le bilan a eu lieu et le diagnostic a été confirmé : j’avais un âge de développement global de 15 mois alors que j’en avais 30 et au niveau de l’attention conjointe je me situais aux alentours de 4 mois. Mais mes parents s’étaient fait à l’idée que j’étais différent et trouvaient tous les jours les signes de ma différence qu’ils n’avaient pas interprétés jusque là. Le bilan n’était alors pour eux qu’une formalité qui allait permettre de mettre en route les soins. Afin de me sociabiliser, j’ai fait mon entrée dans une halte-garderie et, à côté des enfants de mon âge, Maman a réalisé que je ne m’intéressais pas aux mêmes choses que les autres. Elle a culpabilisé, elle se demandait si mon frère Louis, très capricieux à une époque, n’avait pas pris toute la place dans la fratrie. Les médecins l’ont rassurée en parlant de génétique.

J’ai deux ans et demi : beaucoup de choses auraient pu alerter plus rapidement mes parents, leur entourage ou les médecins que je ne manquais pas de rencontrer (très) fréquemment. Le temps passe vite, et on trouve toujours une bonne raison pour excuser l’absence de langage ou les autres symptômes.

Aujourd’hui, Maman se fiche du pourquoi. Elle dit qu’elle n’a pas d’énergie à perdre à chercher pourquoi je suis comme ça, elle préfère la garder pour m’aider à grandir, pour me faire naître une seconde fois ! A travers ce blog, elle souhaite vous montrer son combat quotidien contre mes démons qui me retiennent dans mon monde et m’empêche d’être dans le sien. Elle dit aussi qu’en parlant en mon nom, elle communique pour la première fois avec moi.

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