Programme Juin/Juillet/Août

Voici les activités que Maman va me proposer dans les mois à venir :

1/ Découvrir le monde

Repérages dans l’espace
- Reproduire des dispositions d’objets(duplos, kaplas,mégablocks, perles)
- Repérer un objet par rapport à un autre
- Puzzles
- Jeu de mémory sur les escargots
- Suivre un chemin avec le doigt (chemin réalisé dans du sable, avec des wikky stix, avec le jeu)

Se repérer dans le temps
- Situer des événements les uns par rapport aux autres : la journée de Xavier représentée avec des photos des différents lieux qu’il fréquente

Découvrir les formes et les grandeurs
- Découverte des couleurs : tri et classement
- Associer une couleur/une forme à celle du dé (jeu du dinosaure et colorama)
- Trier et classer des objets selon leur forme : classer les objets ronds, carrés, triangles ( jeu de la chenille)
- Associer des formes identiques (jeu du dinosaure)
- Réaliser un algorithme de deux couleurs avec des gommettes, des picots ou des perles
- Réaliser un album des couleurs en lien avec «toutes les couleurs d’Alex Sanders»
- Différencier et classer des objets en fonction de caractéristiques liées à leur forme
- Paver une surface avec des formes identiques ou différentes (tangram)

Approcher les quantités et les nombres
- Réaliser un loto en associant une constellation (jusque 4) et une constellation organisée de la même façon
- Se familiariser avec les constellations du dé avec des jeux de société (Ludamino, jeu de l’oie)

Activités logiques
- Complexification de l’algorithme autre que par couleur (forme et type de fleurs, fruits)
- Associer un objet à sa fonction, un animal à son petit, un objet à un métier

Découvrir les objets
- Découverte de jeux de constructions : cubes, duplos, légos : aligner, empiler, reproduire un modèle (tour, mur, maison, animaux)
- Utiliser des outils scripteurs : pinceaux à colle, feutre (mettre le capuchon)
- Le lavabo, les robinets : tourner , fermer sans éclabousser
- Les ciseaux : commencer à les utiliser
- Découverte du petit matériel  de motricité (balle, trampoline, sac de sables, ballon, toboggan, tunnel…)
- Découverte des formes de fermetures des vêtements : boutons, fermeture éclair, pression, lacets : repérer les fermetures , observer leur fonctionnement apprendre à les maîtriser
- Les miroirs : se regarder, jouer avec
- Utiliser le magnétophone : marche, arrêt, changement de CD

Découvrir la matière
- L’eau : se laver les mains, faire couler
- Modeler : faire des boules, des galettes, un bonhomme, des colombins en pâte à sel, en pâte à modeler
- Observer les propriétés simples des matériaux : jouer à transvaser des matières : sable, eau, graines, semoule… dans des bacs
- Jeux d’eau : bac à eau avec matériel de transvasement (mettre de l’eau dans un verre avec une éponge, cuillère, verre) et flottaison
- Les ciseaux : savoir les tenir correctement et les utiliser

Découvrir le vivant
- Différencier les filles et les garçons (jeu des bonhommes en pain d’épices)
- Connaître les différentes parties du corps humain (tête, corps, jambes, bras): tri, assemblage (monsieur patate)
- Le schéma corporel : jeux de doigts et prise de conscience de la main, des doigts et des bras
- Le corps en mouvement : prise de conscience des grands moyens de locomotion : marcher, sauter et courir (trampoline, toboggan, tunnel)
- Hygiène : Prendre l’habitude de se laver les mains
- L’ouïe : écouter les bruits des animaux et ceux de la vie quotidienne (jeu de T’choupi, loto sonore – cf maternelle de moustache)
- Manipuler différentes odeurs, textures (jeu dans un bac avec des fraises et des bananes en bonbons, bac à céréales…
- Le toucher : froid/chaud ; doux/piquant/dur/mou (manipuler des glaçons, des sacs tactiles, loto tactile)
- Retrouver objet caché en le touchant : clé, brosse mouchoir.
- Toucher différentes matières (tissus, eau, cailloux…) avec  des livres à toucher

2/ Socialisation 

- Accepter de quitter le milieu familial
- Communiquer avec l’adulte avec le PECS
- Entrer en relation avec les autres enfants (frères et sœur)
- Accepter d’aller dans un lieu public fréquenté (piscine, parcs)
- Respecter les règles de vie commune
- Connaître et accueillir l’autre
- Respecter et ranger le matériel
- Être capable de pratiquer seul une activité pendant une dizaine de minutes
- Rester assis à table pendant 20 minutes pour réaliser la séance de travail
- Comprendre et respecter les règles d’un jeu de société (loto, jeu de l’oie, jeu du dinosaure…)
- Attendre son tour dans les jeux de société

3/ Activités artistiques

Le regard et le geste
- Laisser une trace et s’intéresser à la trace laissée
- Expérimenter différents outils (mains, coton tige, éponge, brosse) matériaux (peinture seule ou avec autres composantes comme sable, sucre…, encre, feutre, pastels…) matières (papier, pâtes..), support (vertical , horizontal)
- Contrôler sa pression sur l’outil
- Utiliser tout l’espace (couvrir, remplir, parcourir)
- Laisser des traces en se déplaçant, en déplaçant des objets
- Adapter son geste aux contraintes matérielles : réalisation de différentes couvertures pour les cahiers : empreinte des mains, bouchons, encre au rouleau et à la a seringue, coller des confettis, du papier
- Aborder des techniques (déchirer des boules de coton , coller des coquilles d’œuf, déchirer du papier de soie…)
- Réaliser une composition en plan selon un désir exprimé

L’écoute et la voix
- Identifier les bruits de l’environnement familier
- Imiter les bruits de l’environnement familier
- Réagir à une comptine, un chant : mimer, dire accompagner
- Jouer avec sa voix : intensité, hauteur, durée
- Produire des bruits avec des matériaux divers (imitation avec les instruments de musique : cymbales, clochettes, maracas)
- Écouter un conte musical
- Prendre conscience de l’action de souffler, parler, crier…

4/ Langage oral

Échanger, s’exprimer
- Entrer en relation avec autrui par la médiation du PECS : réaliser des demandes en apportant la photo de l’objet désiré à son interlocuteur, début de la bande phrase à deux images (je veux+photo)

-Prononciation-Articulation
- Travail du souffle ( bulles, sifflets, pipe à souffle…)

Comprendre
- Associer le geste de LSF à la demande pour des petites actions de la vie quotidienne (boire, manger, encore, donne, papa, maman…)
- Associer des mots à des photos
- Travail autour du vocabulaire de base (chaussure, pantalon)
- Tri d’images pour apprendre à généraliser (associer différentes représentations d’un même objet)
- Comprendre un message simple (donne…, viens, mets tes chaussures, prends ton gilet…) avec comme support une photo
- Écouter en silence un petit conte ou une petite histoire
- Trier des albums en fonction de leur personnages principal ( trotro) de leur thème ( dinosaure) de leur collection

5/ Langage écrit

Se familiariser avec l’écrit
- Reconnaître son prénom avec sa photo
- Rapprocher des images identiques
- Manipuler un livre correctement sens des pages
- Repérer l’image d’une fiche de chant
- Intérêt pour le livre : Écouter une histoire
- Retrouver un intrus
- Associer des lettres identiques (loto des lettres avec les trois graphies)
- Familiarisation avec les lettres de l’alphabet (puzzles)

Percevoir et classer les sons de la parole
- Jouer avec les formes sonores de la langue :
- Écouter et pratiquer de petites comptines très simples qui favorisent l’acquisition de la conscience des sons
- Mettre en relation des lettres pour former des mots
- Réaliser un loto des mots

Apprendre les gestes de l’écriture
- Tenir de manière adaptée et efficace un outil scripteur (main, doigts, brosses, éponges, rouleaux, pinceaux, cotons-tiges, feutres, crayons de couleurs, craies grasses et sèches…)
- Manipuler des objets qui demandent une préhension variée et différente ( des pinces à linges.)
- Manipuler des outils scripteurs variés (pinceaux, crayons feutres, de couleurs, pastels, des formats variés (A3, A4, A5…), des supports variés (pâtes, papiers…)
- Apprendre à choisir l’outil adapté à la tâche d’écriture et au support
- Être capable d’utiliser l’espace de la feuille et couvrir cet espace, reconnaître le bas et le haut de la feuille, utiliser la feuille dans le sens demandé
-Travail sur les traces, les contours, les itinéraires, les trajectoires, les tracés continus et discontinus
- Étaler la couleur à la main, au doigt, avec différents outils (rouleau, éponge, coton tige…)
- Faire des empreintes de mains, de doigts, avec des outils, avec des objets
- Remplir une surface selon une consigne
- Contrôler son geste, éviter les obstacles, maîtriser l’amplitude, la vitesse, la pression (ne tracer que sur la feuille, ne pas la trouer …)
- Suivre un parcours délimité par des gommettes

Le point
- Faire des points avec son doigt et de la peinture et avec des cotons-tiges sur une feuille, utiliser des tampons
- Décorer des figures de points avec des feutres ou d’autres outils scripteurs (bouchons)

Le rond
- Réaliser des empreintes rondes de toutes sortes d’objets ronds
- Coller des gommettes sur un rond, dans un rond, autour d’un rond
- Former des boules à la pâte à modeler
- Dessiner dans un rond (pochoir)
- Tracer des ronds à la peinture noire (avec guidance) et les peindre de différentes couleurs
- Tracer des cercles sur des pointillés
- Entourer des ronds
- Suivre différents parcours avec un feutre en s’aidant d’un support (pochoir, wikky stix)
- Initiale en pâte à sel ou à modeler, coloriage de l’initiale, pochoir de l’initiale

Lignes verticales
- Tracer des lignes à la peinture noire et peindre d’une autre couleur entre les lignes
- Coller des bandes en papier verticales et tracer des lignes aux feutres entre chaque bande collée
- Faire des bandes de pâte à modeler et les positionner verticalement
- Tracer à la peinture puis au feutre des lignes de haut en bas
- Décorer avec des rayures des formes prédécoupées dans du carton ondulé

Les états d’âme de Papa

Je n’interviens que très peu sur ce blog tenu par ma femme. Je fais ce billet à sa demande insistante pour présenter ma perception de ces péripéties familiales…

Je ne sais pas vraiment par où commencer, et s’il faut représenter un historique des émotions et sentiments, ou se limiter à « l’actualité ».

Il y a toutefois un vrai élément d’ambiance qui pourrait introduire ce billet et qui est vraiment important pour comprendre ma parentalité avec Xavier : il est moi… Scientifiquement pas plus ou moins que son grand frère ou sa petite sœur, mais sa ressemblance physique avec moi (à son âge) est assez remarquable : cheveux raides et piqués sur la tête, traits, yeux, teint de peau, à tel point qu’il est facile de superposer nos photos respectives prises vers 2/3 ans. De plus, je suis également le 2e de ma fratrie… et j’ai également fait des séjours réguliers à l’hôpital avant mon premier anniversaire. Bref, j’ai souvent l’impression que ce qui arrive à Xavier me touche personnellement, et pas du seul point de vue de père. Aussi, j’ai certainement vécu son diagnostic l’automne dernier de manière très profonde et cela m’a certainement d’autant plus touché. Peut-être cela se rapproche-t-il des sentiments qu’éprouvent les jumeaux ??

Vécu avant le diagnostic :

Xavier est un petit garçon qui nous a donné beaucoup d’inquiétudes et demandé beaucoup d’attention à cause de ses problèmes respiratoires, qui Dieu merci semblent désormais, eux, derrière nous. Mais, déjà à cette époque, vers 1 an, ont commencé pour nous d’autres frustrations qui se sont finalement muées en inquiétude. Malgré une marche à un âge normal, le langage n’est jamais venu chez Xavier à ce moment-là, pas de babillage, pas de « Papa » ni de « Mama », pas d’index pointé, très peu de rires et beaucoup de perplexité quant aux moyens d’arriver par le jeu à une forme de complicité avec lui…

Avec son grand frère, je n’y avais guère réfléchi : Louis fonçait, avait envie de tout et surtout de jouer et de faire des cascades. Xavier était le parfait contraire, tout en retenue, à tel point qu’il fallait deviner sa satisfaction enfouie derrière des yeux qui s’ingéniaient à ne trahir aucune émotion. Aucun échange possible dans le jeu, aucune passe de ballon, aucun rire à mes pitreries, mais un souhait continuel à ce que nous le laissions tranquille, à faire ses affaires comme il l’entendait. La lecture de livres est peut-être l’un des exemples les plus parlant : Xavier n’acceptait pas (comprendre : piquait une colère) que nous lui lisions les pages les unes après les autres, ou simplement que nous pointions un objet ou un animal pour le nommer ou le mimer. Au contraire, il fallait le laisser tourner les pages à sa guise, dans l’ordre et le désordre, contempler souvent la même d’ailleurs. Nous ne pouvions que nous contenter de le sentir heureux de « lire » son livre sur nos genoux. Aujourd’hui encore, cet exercice est périlleux.

D’autres frustrations sont venues. Celle qui m’a certainement le plus marqué a été son incapacité, quand je l’appelais, accroupi et les bras ouverts, à venir courir dans mes bras, comme le fait n’importe quel enfant de cet âge capable de marcher. Xavier en est capable depuis peu à l’heure actuelle, et encore sa réussite à gérer ses émotions et à aller jusque au bout n’est pas systématique. Nous avons également depuis peu des premières ébauches de baisers, bouche grande ouverte plaquée contre nous. Cette longue absence de signes d’affection pour nous a été très blessante, et ce qui m’a fait le plus mal bien au-delà des autres conséquences de sa maladie.

Toutes ces frustrations ont donc fini par se muer en véritable inquiétude : les constats autour de son évolution, avec tous ses problèmes respiratoires, ayant été largement amenuisés jusqu’à ses deux ans, par nous, par l’entourage, comme par tous les médecins qu’ils n’a pas manqué de consulter en ces temps (ce qui montre bien aussi toutes les lacunes de leur formation, pour une maladie avec une prévalence aussi importante que l’autisme).

Le diagnostic n’a pas été en soi une difficulté mais plus un soulagement de savoir contre quoi nous devrions lutter pour offrir à Xavier la possibilité de progresser enfin dans certains domaines. Nous avons eu d’ailleurs beaucoup de chances à ce moment-là d’être sur Paris et d’avoir accès à des centres spécialisés de diagnostic. Xavier a en effet eu la « chance » d’être diagnostiqué très tôt, dès 2 ans, contrairement à beaucoup de ses camarades d’infortune.

Le système français :

Ce fut alors le moment de découvrir les lacunes immenses du système français de prise en charge des jeunes autistes. La double peine pour les parents et leur enfant ! Des « professionnels » qui n’en portent que le nom, dans tous les domaines, et qui n’ont qu’une connaissance très parcellaire de ce qu’est l’autisme, de ce qu’est le quotidien des jeunes autistes et celui de leur famille, mais qui se permettent d’être sûrs de leurs bonnes idées préconçues et de juger l’attitude des parents qui, eux, déploient leur énergie et vivent la situation H24.

Les parents, confrontés à un mal qu’ils ne connaissaient pas, sont véritablement, sans y prendre garde, à la merci de toutes ces personnes qui ont beaucoup de conseils à donner, assis sur du vent et sans vécu. J’ai souvent eu le sentiment que certains proposaient des « solutions » uniquement dans le but de remplir la case à côté du prénom de Xavier, sans jamais se poser les véritables questions autour du bien-fondé de telle ou telle prise en charge. Situation terriblement stressante quand on voit parallèlement le temps s’écouler et les écarts se creuser. Le temps perdu, le temps qui passe, et les espoirs pour notre fils qui s’amenuisent ! Je n’hésite pas à le dire aujourd’hui, le système français et certains professionnels ont des attitudes véritablement criminelles pour nos enfants avec des propositions (ou obligations) de prises en charge totalement inadaptées (et souvent contreproductives), ce qui est d’autant plus contradictoire que les efforts consentis tôt par la société sont des efforts qui permettront l’autonomisation maximum d’une personne, qui de fait pourra ne pas être à la charge de la société ad vitam.

Ainsi, aujourd’hui, en 2010, n’y a-t-il en France aucune coordination et aucune volonté véritable des pouvoirs publics. Tout repose sur la volonté farouche des parents, quand celle-ci est toutefois rendue possible par leur bonne information et leurs moyens financiers… Heureusement, Internet est aujourd’hui un vecteur de démocratisation de la connaissance, et je me demande quelle aurait pu être le parcours de Xavier depuis un an sans cet accès à la connaissance, qui nous a bien souvent permis de contourner l’ignorance des prétendus « sachants ».

En parallèle, bon nombre de portes se ferment pour votre enfant : garde à domicile et baby-sitting (les entreprises refusent la mission, et la baby-sitter acceptant une garde et capable de l’assumer ne court pas les rues), intégration normale à l’école, et même une forme de soutien familial hors du strict foyer…

Aujourd’hui encore, un exemple bien concret (thème morceaux choisis) venu d’une pédopsychiatre : « l’école n’est que la partie gardiennage et socialisation, il faut l’hôpital de jour pour la partie éducative. S’il a progressé aujourd’hui, c’est parce qu’il a grandi, il n’a pas assez de soins actuellement. Quand je vois des enfants qui n’ont pas de soins, je fais un signalement. Il faut qu’il aille à l’hôpital de jour. » Et un signalement pour les professionnels, c’est possible ??

Conséquences familiales :

Je mesure beaucoup mieux aujourd’hui que, dans cet environnement difficile qui surajoute aux problèmes quotidiens concrets posés par l’enfant, bon nombre de couples explosent. Nous avons eu beaucoup de chances d’être en situation de faire front à deux, et d’être encore plus unis dans cette épreuve. Beaucoup de personnes mésestiment totalement les implications de la décision, pour ma femme, de ne pas reprendre son activité professionnelle après son congé maternité pour notre 3e. On pense souvent qu’il est tellement plus confortable de rester à la maison avec Xavier (et Blanche !), que d’aller « courageusement » au travail. C’est bien évidemment le contraire. Elle porte à elle-seule Xavier à bouts de bras, contre l’inertie du système et avec sa bienveillance de Maman et de professeur des écoles. Et il faut du courage pour être continuellement sur la brèche, assurer les rendez-vous, inventer tous les jours des exercices mais dans le cadre d’une stratégie élaborée, courir les formations que les professionnels ne font pas, passer des heures en exercice face à Xavier, muet et rétif, pour ne mesurer l’impact de ses efforts que bien des semaines plus tard. Et à côté de cela, faire le deuil d’une part importante de sa propre vie sociale. Un sacerdoce qui pourrait être si facilement abandonné au profit d’une reprise du travail et de l’abandon de Xavier dans un institut.

Au-delà du simple couple, je constate aussi tous les jours le mérite de notre fils aîné, 5 ans, de prendre cette situation avec tant de courage et de compréhension : il n’aura en effet peut-être jamais le petit frère qu’il était en droit d’attendre, le compagnon de jeux et de bagarres, le complice. Bon nombre de sorties familiales sont également bridées par les possibilités restreintes que laisse le comportement de Xavier. Je n’oublierais pas non plus notre puce de 1 an, à qui nous consacrons certainement moins de temps que celui qu’elle aurait eu avec un grand frère « normal ».

Voilà un bref aperçu de ce que je pouvais évoquer. Mais je ne voudrais pas terminer sans une note d’optimisme, inspirée de ce texte que je trouve décidément très beau, au-delà son côté naïf (voir ce lien) : oui, Xavier nous a fait beaucoup avancer nous-mêmes, sa différence nous a fait découvrir de nouveaux horizons et une forme de parentalité que peu connaissent. Il n’est pas tout à fait né encore, et chaque pas vers la vie est une forme de miracle, de victoire contre sa maladie. Aujourd’hui, il me serre fort dans ses bras, aujourd’hui, il tente de me faire des baisers, aujourd’hui, il vient s’endormir parfois dans notre lit, aujourd’hui, il construit des tours, il marche (parfois) en donnant la main, il reste assis pendant qu’on lui enfile ses chaussures, il dort dans un vrai lit, il enfile des perles, il réalise des coloriages, puzzles et autres travaux, et toutes sortes de choses qui nous paraissaient utopiques il y a quelques mois (ou quelques jours !). Le combat sera long, peut-être même toute sa vie durant, difficile, et devra même être parfois mené contre ceux qui sont censés nous apporter les solutions. Mais l’avenir et le bonheur d’un petit garçon en dépendent !

Activités autour de mon prénom

Maman me propose des activités autour de mon prénom afin de me familiariser à sa graphie.

Activité d’encastrement :

Photo hérbergée par zimagez.com

Avec une présentation à la manière TEACCH, Maman me propose de reconstituer mon prénom. Il s’agit de mettre les lettres dans les bonnes formes. Les supports sont fixés afin que je ne puisse pas les enlever. C’est un jeu d’encastrement : il faut combler un vide en respectant les formes.

Cet exercice me plaît et j’y arrive très bien. Au début, j’avais du mal à comprendre que la forme bleu n’allait pas dans le trou bleu mais une fois cette difficulté surmontée, j’ai vite rempli les cases.

Photo hérbergée par zimagez.com

Activités de loto:

J’associe assez facilement les images identiques. Maman a donc voulu essayer de me faire associer des formes identiques. Les lettres ne sont en fait que des formes. Au début, elle me propose mon prénom en capitales.
Photo hérbergée par zimagez.com
Je dois donc mettre les lettres sur leurs homologues. Les lettres témoins sont blanches et mes lettres sont roses afin de rendre l’exercice plus aisé.

Photo hérbergée par zimagez.com
Pour me faniliariser à l’écriture des livres, Maman m’a créé le même exercice mais avec l’écriture en script.
Photo hérbergée par zimagez.com

Tous les supports sont fixés avec du scratch adhésif. Ainsi, les lettres ne glissent pas, ce qui a le don de déclencher de grosses colères chez moi.

Coloriage :

Maman me donne mon prénom à colorier :

Photo hérbergée par zimagez.com

Puzzle :

Voici une autre manière d’assembler les lettres de mon prénom : un puzzle « made in Maman » où les pièces ne peuvent se lier que d’une seule façon (ainsi pas d’erreur possible !)

Photo hérbergée par zimagez.com

Je dois poser les pièces du puzzle sur le support rose en respectant la forme des pièces.

Olivier Ange |
mutuelle senior |
مرحب... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | yanad
| Lisyane FROMONT - OSTEOPATH...
| Maigrir sans régime