Exemple concret d’une utilisation adaptée de la méthode PECS

Pour m’apprendre à communiquer avec des images, Maman utilise mes puzzles à encastrement que j’affectionne tout particulièrement. Elle a représenté chacune des pièces de mes puzzles, les a coloriées puis plastifiées. Ensuite, pour que je puisse plus facilement lui donner les images dans les mains elle y a scotché un bâton de glace. Puis, pour que je les vois, elle les a plantées dans une boîte à mouchoir recyclée pour l’occasion. Voici ce que ça donne en image :

Le puzzle de départ :

Photo hérbergée par zimagez.com

Une des images :

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Le support des images:

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Maman me prend toutes les pièces du puzzle puis, pour les récupérer une à une je dois lui donner l’image correspondant à la pièce désirée. Cela n’est pas très facile d’autant plus que la frustration est grande. Cependant, comme je ne supporte pas que mon puzzle soit vide je finis par jouer le jeu avec l’aide de Maman qui me met les images dans les mains.



Les troubles du sommeil

Jusqu’à mes deux ans, je restais dans mon lit. Quand je me réveillais la nuit, je restais sage dans mon lit à barreaux. Mais quand j’ai trouvé comment en sortir (non sans acrobaties avec la turbulette, cette dernière ayant retardé l’échéance), je préférais calmer mon angoisse en recherchant des sensations en courant partout dans ma chambre, en allant me cacher dans la maison ou en grimpant sur les meubles.

Non seulement, j’ai beaucoup de mal à m’endormir, mais en plus j’ai des insomnies : je me réveille à 3 heures du matin en pleine forme. Pour éviter de me donner des calmants, mes parents ont réaménagé la maison. Ils ont enlevé mon lit à barreaux et ont posé un matelas par terre, ça me rassure. Ils ont mis des coussins partout, j’aime être enveloppé « comme dans un œuf « , comme dit Louis. Ils m’ont laissé plein de livres car j’adore feuilleter des livres avant de m’endormir et ça m’occupe quand je ne dors pas la nuit. Enfin, ils ont mis une barrière à la porte pour m’empêcher de me sauver. Voilà, maintenant j’ai mon petit coin douillet qui me rassure et tout le monde dort mieux à la maison.

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Les premiers pas vers l’apprentissage du découpage

Pour apprendre à utiliser des ciseaux, Maman me permet d’utiliser diverses pinces : pinces à biberon, pince à cornichon, pince à salade.

Étape 1 : Découverte des pinces
Au début maman me laisse manipuler les pinces comme je veux puis elle me montre comment attraper quelque chose avec. Ma préférée est la pince à cornichons.

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Étape 2 : Utilisation des pinces, transport d’objet
Je dois par exemple transporter une boule de coton d’un bol à un autre.

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Étape 3 : Précision du geste
Pour rendre l’exercice plus difficile, on peut transporter un marron d’un bol à une boîte à œuf.

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Familiarisation avec les pictogrammes

Dans son objectif d’utilisation de la méthode PECS en tant que communication alternative ou augmentative, Maman m’initie aux pictogrammes. Pour l’instant, ceux que j’utilise et que je rencontre le plus souvent sont ceux qui représentent les différentes activités que je fais lors de mes séances quotidiennes. Afin que je me familiarise avec eux et que je comprenne l’action qu’ils représentent, je joue au loto. Je dois poser la carte pictogramme en dessous de la photo qui me représente en train de faire l’activité en question.

Voici quelques exemples :

Pour la pâte à modeler :

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Pour la peinture :

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Pour les jeux de construction :

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Ma victoire sur l’autisme – Tamara Morar

Une des bibles des parents d’enfants autistes

C’est un magnifique témoignage dans lequel une maman raconte son combat quotidien avec son fils autiste. Elle détaille ses séances de travail, son combat contre l’administration et témoigne des progrès de son fils. C’est un livre dans lequel chaque maman peut trouver sa propre histoire. Le récit est bien écrit, facile à comprendre.

Avec des mots simples cette maman exprime ses états d’âme, ses envies, ses moments de doute et ses victoires. Elle laisse un message plein d’espoirs à nous, parents, qui pouvons douter.

Je me suis beaucoup inspirée de son organisation pour structurer et préparer mes séances.

Les 30 premières pages, particulièrement émouvantes et qui décrivent parfaitement les émotions que nous avons ressenti en tant que parents durant la petite enfance de Xavier : à lire, pour une personne extérieure, pour mieux comprendre les émotions et difficultés des parents.

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Le tire est : Ma victoire sur l’autisme
L’auteure : Tamara Morar

A trouver sur Amazon, La Fnac et autres pour environ 22€ (si vous avez la chance de le trouver disponible…). Vu qu’il se trouve actuellement en rupture d’approvisionnement partout, la meilleure chance est de l’emprunter dans une bibliothèque.



Ecole à la rentrée 2010

Je ne sais pas vraiment si je dois mettre Xavier à l’école à la rentrée ou si je dois le garder à la maison. Je suis indécise, j’ai peur de prendre la mauvaise décision, de le retirer de la société encore plus qu’il ne l’est. J’ai du mal à prendre une décision et ne plus y revenir.

De quel droit le priverais-je de l’école? de contact avec les autres ? Pourquoi lui, resterait à la maison tout seul alors que son frère s’éclate à l’école avec ses copains ? J’ai peur de le désociabiliser alors que son problème, justement, ce sont les autres.

En même temps il n’est pas propre, et s’il le devient, ce sera grâce à moi et avec moi, car je ne pense pas qu’il me réclamera les toilettes dans la mesure où il ne me réclame ni à manger, ni à boire. S’il est propre en septembre, c’est parce que je serai attentive et que je l’emmènerai régulièrement aux toilettes et je ne pense pas que l’on puisse exiger autant d’attention de la part d’une maîtresse qui a 25 autres enfants à gérer. Même si l’on me dit que la propreté ne doit pas être un frein à la scolarisation, qu’elle fait partie du handicap donc qu’elle doit être acceptée au même titre que l’enfant handicapé je ne le mettrai pas à l’école tant qu’il n’est pas propre. C’est une des limites que je me suis fixée.

En effet, je ne pense pas qu’il soit prêt à apprendre à devenir élève (objectif de l’école maternelle d’après les programmes) s’il n’est pas autonome (que ce soit pour la propreté, l’habillage ou les repas). Quel intérêt y-a-t il à scolariser un enfant qui mange comme un bébé de 6 mois?

Malgré ces arguments, j’ai du mal à me dire que mon fils de 3 ans va rester à la maison. Ce ne sont pas vraiment pour les apprentissages scolaires que je m’inquiète, car je peux le faire travailler, mais c’est plus pour le côté conformisme à la société. Ne pas le mettre à l’école à 3 ans, c’est ne pas faire comme tout le monde donc afficher sa différence et c’est peut-être ça qui me gêne. Ce n’est pas que j’en ai honte mais c’est pour lui, je crains qu’il soit déjà exclu du système classique.

Je me dis aussi qu’il faut peut-être prendre un an pour le rendre scolarisable et que l’école soit une réussite dans un an plutôt que de le mettre maintenant et que cela se solde par un échec, des frustrations et un plus grand repli sur soi.

Je compte le mettre à la garderie régulièrement pour qu’il voit d’autres enfants, mais hier une psy m’a dit qu’il allait s’ennuyer à force d’être qu’avec des enfants à quatre pattes, alors ça me fait douter. Mais, bon il n’a qu’à déjà regarder les enfants à quatre pattes et après il regardera peut-être les bipèdes.

Voilà mes préoccupations en ce matin du 18 mars alors que le soleil du printemps commence à pointer le bout de son nez.



Structure des séances

Maman organise et structure chacune de mes séances. Comme j’ai du mal à me concentrer et à me poser sur une chaise, elle commence toujours la séance par une activité que j’aime et que je connais.
Ainsi, une fois que je suis assis et calme, elle peut me proposer de nouvelles activités. Par exemple elle commence par me donner de la pâte à modeler, des crayons et des feuilles , un puzzle….
Ensuite, elle structure sa séance de telle sorte qu’il y ait des phases d’apprentissage à la frustration et des phases de calme qui me permettent de me remettre de mes émotions. Lors des phases de repos, Maman me propose un jeu en autonomie ou une activité qui me plaît et que je fais volontairement. De plus afin d’organiser une semaine de travail elle essaye de définir une matière prépondérante pour chaque jour.

Elle a réparti la semaine ainsi :

- Lundi : Graphisme
- Mardi : Motricité globale
- Mercredi : Coordination œil-main
- Jeudi : Exploration sensorielles
- Vendredi : Langage
- Samedi : Imitation
- Dimanche : Motricité fine

Pour chaque séance, maman prépare à l’avance par écrit ce que l’on va faire en reprenant cette structure :

- Entrée dans l’activité: activité attrayante
- Découverte d’une nouvelle activité : frustration
- Pause, activité autonome : dessin, pâte à modeler…
- Reprise d’activité: Activité encadrée et non autonome, frustration modérée
- Manipulation avec consigne : maman me donne une consigne simple que je dois respecter comme ranger, trier, placer…
- Fin de séance: manipulation libre d’objets imposée (Maman me propose des jouets et je dois jouer avec elle)

Voici la fiche vierge en Word d’une séance :

Structure des séances dans Préparation doc programmequotidien.doc
Voici un exemple d’une séance rédigée :

doc dans Préparation programmequotidien2.doc

Une fois la séance terminée, Maman évalue chaque activité par un rond de couleurs (vert : volontaire, peu de cris/orange : quelques cris mais des tentatives/rouge : que des cris) et écrit un court bilan sur les activités qu’il faut abandonner, améliorer…

De plus, lorsqu’elle me donne des activités qui me plaisent, Maman ne me laisse pas toujours faire la même chose : elle essaie de me faire évoluer. Par exemple j’adore dessiner mais les feuilles ne sont pas toujours blanches et rectangles, elles peuvent être de couleur et de formes ronde, carré, triangle…

Les séances durent de 30 minutes à 1 heure.



La méthode PECS

Pour m’aider à communiquer avec les autres, Maman utilise une méthode de communication alternative appelée la méthode PECS. Il s’agit d’une méthode de communication par échange d’images. Par exemple, je dois lui donner l’image de mon gâteau préféré (image découpée sur le carton de la boîte) pour avoir le droit à ce gâteau. Pour l’instant, j’observe et j’utilise beaucoup de photos ou d’images très représentatives et très grandes, mais Maman espère que je pourrai bientôt utiliser des pictogrammes. Maman pourra vous parler plus longuement de cette méthode après son stage de formation qui a lieu à la fin du mois.

Mes parents ont décidé d’utiliser la méthode PECS avec moi pour améliorer mes possibilités de communiquer. Je ne sais rien demander. Il est très difficile pour moi de demander à boire, à manger, un bisou, un câlin. C’est plus facile de donner à maman ou papa l’image correspondant à ma demande. Cette méthode permet de communiquer autrement que par la parole. Je suis un petit garçon qui oralise peu, je babille comme ma petite sœur de 6 mois mais je n’arrive pas à dire des mots simples comme pain, pomme, papa…et quand j’y arrive ce n’est pas toujours à propos. C’est à partir de situation motivante comme l’image de ma tétine ou de mon doudou que mes parents m’ont initié à cette méthode. Pour obtenir mon doudou, je dois tendre la photo de celui-ci. L’objectif est de mettre des photos ou des images dans tous les lieux clés de la maison afin que je puisse formuler des demandes, exprimer mes choix. Par la suite, je pourrai apprendre à construire des phrases simples grâce à la combinaison de plusieurs images.

Enfin, cette méthode me permet d’approcher les personnes qui m’entourent et à les solliciter. Pour les enfants comme moi qui ont du mal à donner du sens aux mots et au langage en général, le PECS aide à structurer le langage et à donner du sens aux mots.

A l’heure actuelle, Papa et Maman utilisent beaucoup de photos pour signifier les mots. Maman utilise aussi des dessins qu’elle colorie pour représenter les animaux ou le matériel que je peux réclamer comme les crayons, la pâte à modeler. Elle prend les modèles sur le site de modèles pour window color ou sur le site de la maternelle de moustache.

Qu’est-ce que la méthode PECS :
- Site PECS France
- Sur Wikipedia



Emploi du temps visuel

Pour que je visualise les différentes activités d’une séance, maman accroche au mur les unes à côté des autres des feuilles A4 représentant chacune l’activité. Elle a trouvé ces images sur le site de la maternelle de moustache à la lettre S comme « signalétique ». Voici un aperçu en image:

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Quand une activité est terminée, on tourne l’image et quand on est en train de faire l’activité on pose ma photo dessus.

Photo hérbergée par zimagez.com



Les dalles sensorielles

Maman m’apprend à toucher différentes matières, à utiliser des mots pour désigner ce que je ressens : c’est dur, mou, froid, doux, lisse, ça pique… Pour que j’entende ces mots souvent et pour que je touche différentes textures, elle a fabriqué des dalles sensorielles. Elle a collé sur du carton mousse pour que cela soit anti-dérapant différentes sortes de tissus (polaire, tissus éponge, voile, feutrine, jean…) différents matériaux ( de l’éponge, des carrés de paillasson, du coton, des nouilles, des cailloux). Je dois marcher dessus pieds-nus et Maman verbalise ce que je peux ressentir. Voici quelques images :

Les dalles sensorielles dans Exploration sensorielle dscn2496b.th

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dscn2494.th dans Exploration sensorielle

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On peut aussi les aménager de différentes façons, en ligne ou non :

dscn2483n.th

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