Ma victoire sur l’autisme – Tamara Morar

Une des bibles des parents d’enfants autistes

C’est un magnifique témoignage dans lequel une maman raconte son combat quotidien avec son fils autiste. Elle détaille ses séances de travail, son combat contre l’administration et témoigne des progrès de son fils. C’est un livre dans lequel chaque maman peut trouver sa propre histoire. Le récit est bien écrit, facile à comprendre.

Avec des mots simples cette maman exprime ses états d’âme, ses envies, ses moments de doute et ses victoires. Elle laisse un message plein d’espoirs à nous, parents, qui pouvons douter.

Je me suis beaucoup inspirée de son organisation pour structurer et préparer mes séances.

Les 30 premières pages, particulièrement émouvantes et qui décrivent parfaitement les émotions que nous avons ressenti en tant que parents durant la petite enfance de Xavier : à lire, pour une personne extérieure, pour mieux comprendre les émotions et difficultés des parents.

Photo hérbergée par zimagez.com

Le tire est : Ma victoire sur l’autisme
L’auteure : Tamara Morar

A trouver sur Amazon, La Fnac et autres pour environ 22€ (si vous avez la chance de le trouver disponible…). Vu qu’il se trouve actuellement en rupture d’approvisionnement partout, la meilleure chance est de l’emprunter dans une bibliothèque.



Ecole à la rentrée 2010

Je ne sais pas vraiment si je dois mettre Xavier à l’école à la rentrée ou si je dois le garder à la maison. Je suis indécise, j’ai peur de prendre la mauvaise décision, de le retirer de la société encore plus qu’il ne l’est. J’ai du mal à prendre une décision et ne plus y revenir.

De quel droit le priverais-je de l’école? de contact avec les autres ? Pourquoi lui, resterait à la maison tout seul alors que son frère s’éclate à l’école avec ses copains ? J’ai peur de le désociabiliser alors que son problème, justement, ce sont les autres.

En même temps il n’est pas propre, et s’il le devient, ce sera grâce à moi et avec moi, car je ne pense pas qu’il me réclamera les toilettes dans la mesure où il ne me réclame ni à manger, ni à boire. S’il est propre en septembre, c’est parce que je serai attentive et que je l’emmènerai régulièrement aux toilettes et je ne pense pas que l’on puisse exiger autant d’attention de la part d’une maîtresse qui a 25 autres enfants à gérer. Même si l’on me dit que la propreté ne doit pas être un frein à la scolarisation, qu’elle fait partie du handicap donc qu’elle doit être acceptée au même titre que l’enfant handicapé je ne le mettrai pas à l’école tant qu’il n’est pas propre. C’est une des limites que je me suis fixée.

En effet, je ne pense pas qu’il soit prêt à apprendre à devenir élève (objectif de l’école maternelle d’après les programmes) s’il n’est pas autonome (que ce soit pour la propreté, l’habillage ou les repas). Quel intérêt y-a-t il à scolariser un enfant qui mange comme un bébé de 6 mois?

Malgré ces arguments, j’ai du mal à me dire que mon fils de 3 ans va rester à la maison. Ce ne sont pas vraiment pour les apprentissages scolaires que je m’inquiète, car je peux le faire travailler, mais c’est plus pour le côté conformisme à la société. Ne pas le mettre à l’école à 3 ans, c’est ne pas faire comme tout le monde donc afficher sa différence et c’est peut-être ça qui me gêne. Ce n’est pas que j’en ai honte mais c’est pour lui, je crains qu’il soit déjà exclu du système classique.

Je me dis aussi qu’il faut peut-être prendre un an pour le rendre scolarisable et que l’école soit une réussite dans un an plutôt que de le mettre maintenant et que cela se solde par un échec, des frustrations et un plus grand repli sur soi.

Je compte le mettre à la garderie régulièrement pour qu’il voit d’autres enfants, mais hier une psy m’a dit qu’il allait s’ennuyer à force d’être qu’avec des enfants à quatre pattes, alors ça me fait douter. Mais, bon il n’a qu’à déjà regarder les enfants à quatre pattes et après il regardera peut-être les bipèdes.

Voilà mes préoccupations en ce matin du 18 mars alors que le soleil du printemps commence à pointer le bout de son nez.



Structure des séances

Maman organise et structure chacune de mes séances. Comme j’ai du mal à me concentrer et à me poser sur une chaise, elle commence toujours la séance par une activité que j’aime et que je connais.
Ainsi, une fois que je suis assis et calme, elle peut me proposer de nouvelles activités. Par exemple elle commence par me donner de la pâte à modeler, des crayons et des feuilles , un puzzle….
Ensuite, elle structure sa séance de telle sorte qu’il y ait des phases d’apprentissage à la frustration et des phases de calme qui me permettent de me remettre de mes émotions. Lors des phases de repos, Maman me propose un jeu en autonomie ou une activité qui me plaît et que je fais volontairement. De plus afin d’organiser une semaine de travail elle essaye de définir une matière prépondérante pour chaque jour.

Elle a réparti la semaine ainsi :

- Lundi : Graphisme
- Mardi : Motricité globale
- Mercredi : Coordination œil-main
- Jeudi : Exploration sensorielles
- Vendredi : Langage
- Samedi : Imitation
- Dimanche : Motricité fine

Pour chaque séance, maman prépare à l’avance par écrit ce que l’on va faire en reprenant cette structure :

- Entrée dans l’activité: activité attrayante
- Découverte d’une nouvelle activité : frustration
- Pause, activité autonome : dessin, pâte à modeler…
- Reprise d’activité: Activité encadrée et non autonome, frustration modérée
- Manipulation avec consigne : maman me donne une consigne simple que je dois respecter comme ranger, trier, placer…
- Fin de séance: manipulation libre d’objets imposée (Maman me propose des jouets et je dois jouer avec elle)

Voici la fiche vierge en Word d’une séance :

Structure des séances dans Préparation doc programmequotidien.doc
Voici un exemple d’une séance rédigée :

doc dans Préparation programmequotidien2.doc

Une fois la séance terminée, Maman évalue chaque activité par un rond de couleurs (vert : volontaire, peu de cris/orange : quelques cris mais des tentatives/rouge : que des cris) et écrit un court bilan sur les activités qu’il faut abandonner, améliorer…

De plus, lorsqu’elle me donne des activités qui me plaisent, Maman ne me laisse pas toujours faire la même chose : elle essaie de me faire évoluer. Par exemple j’adore dessiner mais les feuilles ne sont pas toujours blanches et rectangles, elles peuvent être de couleur et de formes ronde, carré, triangle…

Les séances durent de 30 minutes à 1 heure.



La méthode PECS

Pour m’aider à communiquer avec les autres, Maman utilise une méthode de communication alternative appelée la méthode PECS. Il s’agit d’une méthode de communication par échange d’images. Par exemple, je dois lui donner l’image de mon gâteau préféré (image découpée sur le carton de la boîte) pour avoir le droit à ce gâteau. Pour l’instant, j’observe et j’utilise beaucoup de photos ou d’images très représentatives et très grandes, mais Maman espère que je pourrai bientôt utiliser des pictogrammes. Maman pourra vous parler plus longuement de cette méthode après son stage de formation qui a lieu à la fin du mois.

Mes parents ont décidé d’utiliser la méthode PECS avec moi pour améliorer mes possibilités de communiquer. Je ne sais rien demander. Il est très difficile pour moi de demander à boire, à manger, un bisou, un câlin. C’est plus facile de donner à maman ou papa l’image correspondant à ma demande. Cette méthode permet de communiquer autrement que par la parole. Je suis un petit garçon qui oralise peu, je babille comme ma petite sœur de 6 mois mais je n’arrive pas à dire des mots simples comme pain, pomme, papa…et quand j’y arrive ce n’est pas toujours à propos. C’est à partir de situation motivante comme l’image de ma tétine ou de mon doudou que mes parents m’ont initié à cette méthode. Pour obtenir mon doudou, je dois tendre la photo de celui-ci. L’objectif est de mettre des photos ou des images dans tous les lieux clés de la maison afin que je puisse formuler des demandes, exprimer mes choix. Par la suite, je pourrai apprendre à construire des phrases simples grâce à la combinaison de plusieurs images.

Enfin, cette méthode me permet d’approcher les personnes qui m’entourent et à les solliciter. Pour les enfants comme moi qui ont du mal à donner du sens aux mots et au langage en général, le PECS aide à structurer le langage et à donner du sens aux mots.

A l’heure actuelle, Papa et Maman utilisent beaucoup de photos pour signifier les mots. Maman utilise aussi des dessins qu’elle colorie pour représenter les animaux ou le matériel que je peux réclamer comme les crayons, la pâte à modeler. Elle prend les modèles sur le site de modèles pour window color ou sur le site de la maternelle de moustache.

Qu’est-ce que la méthode PECS :
- Site PECS France
- Sur Wikipedia



Emploi du temps visuel

Pour que je visualise les différentes activités d’une séance, maman accroche au mur les unes à côté des autres des feuilles A4 représentant chacune l’activité. Elle a trouvé ces images sur le site de la maternelle de moustache à la lettre S comme « signalétique ». Voici un aperçu en image:

Photo hérbergée par zimagez.com

Quand une activité est terminée, on tourne l’image et quand on est en train de faire l’activité on pose ma photo dessus.

Photo hérbergée par zimagez.com



Les dalles sensorielles

Maman m’apprend à toucher différentes matières, à utiliser des mots pour désigner ce que je ressens : c’est dur, mou, froid, doux, lisse, ça pique… Pour que j’entende ces mots souvent et pour que je touche différentes textures, elle a fabriqué des dalles sensorielles. Elle a collé sur du carton mousse pour que cela soit anti-dérapant différentes sortes de tissus (polaire, tissus éponge, voile, feutrine, jean…) différents matériaux ( de l’éponge, des carrés de paillasson, du coton, des nouilles, des cailloux). Je dois marcher dessus pieds-nus et Maman verbalise ce que je peux ressentir. Voici quelques images :

Les dalles sensorielles dans Exploration sensorielle dscn2496b.th

Uploaded with ImageShack.us

dscn2494.th dans Exploration sensorielle

Uploaded with ImageShack.us
On peut aussi les aménager de différentes façons, en ligne ou non :

dscn2483n.th

Uploaded with ImageShack.us



Les grands blocs

Malgré mes 2 ans et demi, il m’est très difficile de faire des tours avec des cubes ou des duplos. Maman m’apprend pour l’instant à faire des tours avec des boîtes d’emballage recyclées pour l’occasion. Comme c’est plus gros que des cubes, c’est plus facile à manipuler et il est donc plus aisé de faire des constructions. Pour faire des blocs, il faut recouvrir des boîtes diverses (boîtes de lait, briques de jus de fruit, boîte de céréales…) avec du papier cadeau ou affiche et ensuite envelopper les boîtes de vénélia. On peut faire diverses construction, un mur :

Les grands blocs dans Motricité globale dscn2524f.th

Uploaded with ImageShack.us

On peut aussi faire des tours ou des murailles. Une fois cet apprentissage acquis Maman me proposera des duplos.



Un soleil en pâte à modeler

Étape 1 : Manipulation libre

J’aime beaucoup la pâte à modeler, j’aime son odeur, sa texture et… son goût ! Maman a donc décidé de s’en servir pour jouer avec moi. Au début, elle me laisse faire ce que je veux. Elle me fait des boules et je fais des traces dedans avec mes ongles.

Photo hérbergée par zimagez.com

Etape 2 : Création des formes

Pour faire un soleil, il nous faut des boudins et une galette. Maman m’aide à les modeler. Quand elle dit : « roule, roule », elle prend ma main et on fait un boudin et quand elle dit : « oh hisse », j’appuie sur la boule pour faire une galette. Au fur et à mesure, Maman met de côté la galette et les 3-4 boudins que l’on a fabriqués ensemble.

Photo hérbergée par zimagez.com

Étape 3 : Assemblage des formes

Une fois les morceaux du soleil réalisés je dois les poser sur le soleil que maman a dessiné sur la feuille.

Photo hérbergée par zimagez.com

Voici un exemple pédagogique d’utilisation de la pâte à modeler. On peut faire la même chose en faisant des pommes pour le pommier, des roues pour la voiture, de la pluie pour l’escargot…

Photo hérbergée par zimagez.com



Le pot à crayon

Afin de me faire progresser dans la précision de mes gestes et pour me compliquer encore un peu la tâche dans ma passion du dessin, maman m’a fabriqué un pot à crayon rien que pour moi. Elle a découpé un rond qu’elle a collé sur le pot à crayon et je dois mettre les crayons dans les trous prévus à cet effet. Au début elle m’aide à prendre et ranger les crayons mais maintenant j’y arrive tout seul.

Voici le pot vide :

Le pot à crayon dans Petites astuces dscn2522v.th

Uploaded with ImageShack.us



Les perles

Étape 1: Découverte

Afin de développer ma motricité fine, maman a décidé de m’apprendre à enfiler des perles. Ce travail est un peu dur pour moi alors elle a commencé à me faire découvrir ce nouvel outil qui m’était jusqu’alors inconnu. Afin de me forcer à manipuler, toucher et observer ces drôles de formes qui me font peur parce que je ne les connais pas, maman a inventé un drôle de jeu. Je dois prendre chacune des perles de la boite et les mettre une à une dans les alvéoles de la boite à œufs. C’est difficile pour moi car une fois que j’en ai aligné 6, je ne veux plus continuer, je déteste casser le rythme et remplir toute la boite. Au bout de quelques séances, j’ai quand même accepté de combler les vides et je trouve mon œuvre plutôt jolie. Une fois que j’ai admiré mon tableau, maman m’a appris un nouveau mot : « RANGER ». Pour moi qui aime beaucoup vider cela n’a pas été facile mais finalement quand maman commence, j’accepte de détruire mon travail pour remettre les perles dans la boite.

Les perles dans Motricité fine dscn2465e.th

Uploaded with ImageShack.us

Étape 2: Enfiler des perles le long d’une tige rigide

Maintenant que j’ai apprivoisé les perles, maman m’apprends à les enfiler le long d’une aiguille à tricoter. Je dois prendre la perle qu’elle me tend et la faire glisser le long de l’aiguille.

dscn2469.th dans Motricité fine

Uploaded with ImageShack.us
Étape 3: Enfiler des perles le long d’une tige souple

Pour me compliquer un peu la tâche, maman m’a fabriqué une boîte sur laquelle elle a scotché des cure-pipes qu’elle a tordu dans tous les sens. Je dois enfiler les perles mais c’est plus difficile car la tige bouge et je dois la tenir un peu, je dois donc utiliser mes deux mains : une main tient le cure-pipe et l’autre enfile la perle.

dscn2472i.th

Uploaded with ImageShack.us

Étape 4 : Enfiler des perles sur un fil

Quand je réussirai tout seul à enfiler les perles sur la « boîte magique », maman pense que je serai capable d’enfiler des perles le long d’un fil comme mon grand frère LOUIS.

dscn2472i.th

Uploaded with ImageShack.us



1234

Olivier Ange |
mutuelle senior |
مرحب... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | yanad
| Lisyane FROMONT - OSTEOPATH...
| Maigrir sans régime